Des métiers racontés par leurs ouvriers.
Les charrons d'Auvergne et du Bourbonnais.
La roue tourne, boitage et essieu.
La boîte est un cône femelle en fonte qui tourne autour de la fusée de l'essieu. Elle comporte deux oreilles qui l'empêchent de tourner dans son logement du moyeu.
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Ce logement doit être parfaitement centré pour que la roue tourne « rond ». Avec le compas à verge, on recherche le centre exact de la roue sur la face avant et arrière du moyeu. On perce un trou conique qui sera d'ouverture inférieure au diamètre sur le bout avant et aura un retrait de 7 à 8 cm pour l'emplacement de l'écrou. Le perçage s'exécute avec des tarières et des cuillères.
L'emplacement des oreilles est tracé et préparé. La boîte est entrée en force de l'arrière vers l'avant puisque c'est le sens du cône. La roue, placée dans un plan vertical, peut tourner sur son essieu. Souvent elle est légèrement voilée. On repère les parties débordantes avec une craie placée en un point fixe, tangente au plan vertical. Avec des coins placés judicieusement entre le logement du moyeu et la boîte, le charron redresse la situation.

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On graisse abondamment l'intérieur de cette boîte et on n'a plus qu'à l'emboîter sur son essieu.
- Du côté intérieur, elle bute contre la rondelle d'essieu qui forme un épaulement encastré dans le moyeu.
- Du côté extérieur, elle est maintenue par une clavette dans le temps, un écrou aujourd'hui. Roger Méténier a peu employé de clavettes, sauf pour des réemplois d'essieux anciens. Dès que la machine à fileter est apparue, l'écrou s'est généralisé.

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