En noir et blanc, les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.
Souvent perchés sur leur éperon rocheux, les châteaux dominent les vallées et offrent de superbes panoramas sur les alentours.

Les anciens châteaux d'Auvergne - Dans le Cantal, l'Allier, la Haute-Loire, le Puy-De-Dôme.










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Les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.


Le château de Veyrières, à Sansac-de-Marmiesse dans le département du Cantal.




Type
Château fort
Début construction
XIII èm siècle
Fin construction
XVII èm siècle
Destination initiale
Donjon
Protection
Inscrit MH en 1987
Commune
Sansac-de-Marmiesse

En Auvergne, dans le quart sud-ouest du département du Cantal, le château de Veyrières est situé en contrebas et au sud du bourg de Sansac-de-Marmiesse, à moins de 200 mètres de la Cère.


Description

Le château est composé de plusieurs éléments d'époques différentes, le donjon remontant aux 13e et 14e siècles jusqu'au niveau du chemin de ronde modifié au 15e, époque de la mise en place des quatre tourelles d'angle, des hourdis et de la couverture.

Un couloir avec cage d'escalier, appliqué à la face Est du donjon et de même longueur, datant de la fin du 14e début 15e siècle, un corps de logis flanqué de deux tours d'angle rondes au nord-est et au sud-est, reprenant peut-être quelques éléments d'une construction antérieure mais pour l'essentiel postérieur à 1587.

Un corps de logis appliqué au 17e siècle sur la face sud du précédent, une souillarde surélevée, placée à l'angle de la tour nord-est et de la façade orientale au 19e siècle, un élément formant quart de cercle, placé dans l'angle de la tour sud-est et de la face Est du bâtiment du 17e siècle, mis en place au début du 20e siècle.

En 1730, le donjon a été aménagé de façon plus vivable, avec modification des ouvertures et création, au premier étage, de deux grandes pièces dont l'une présente un surplafond décorée de 32 caissons peints en camaïeu, l'ensemble est un excellent exemple de décor du 18e siècle dont il reste, en Haute Auvergne, peu de témoignages.


Hitoire du château

Le château fait l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques depuis le 30 octobre 1987 pour ses façades et toitures, ainsi que pour plusieurs éléments intérieurs, escalier avec couloir d'entrée, cheminée de l'ancienne cuisine, plafond peint du premier étage du donjon.

La terre de Veyrières dépendait de la Vicomté de Carlat.

Le château constituait une position stratégique dans cette vallée de la Cère, empruntée par les marchands comme par les gens de guerre pour pénétrer en Haute-Auvergne.

Il s'inscrivait dans un ensemble de sites fortifiés qui formait une ligne de défense de la Vicomté de Carlat, tout au long de la Cère, Marmiesse, La Roquebrou, Conros, Polminhac, Vic, Muret, tous châteaux relevant du Vicomté.

Le château comprend des bâtiments de plusieurs époques :

1- Le Donjon Couronné de quatre échauguettes et d'un système de protection à colombages, unique dans cette partie de l'Auvergne, on peut situer sa construction vers le XVème ou XVIème siècle, sans doute sur des fondations bien plus anciennes, des remaniements intérieurs du XVIIIème ont privé les salles de chaque étage des cheminées et ornements architecturaux d'origine, signalons toutefois au premier étage un plafond à la "française" peint avec des motifs allégoriques.

2 - Un corps de logis datant vraisemblablement du XVIème siècle, flanqué de tours rondes, une cheminée de la salle basse a conservé son bandeau d'époque et le blason de la famille de Saint-Nectaire.

3 - Un bâtiment du XVIIIème siècle avec un toit à la Mansard, à double pente.

4 - Quelques adjonctions du XIXème siècle, sur la face ouest, avec pignons et tourelles.

Dans un style cher à Viollet le Duc, les archives de Veyrières, qui sont intégrées au Fonds de Peyronnen à Agen, doivent permettre de reconstituer le passé de la seigneurie, nous n'avons pu en consulter qu'un inventaire sommaire.

Au XVème siècle, la seigneurie de Veyrières appartient à une famille de chevalerie qui prend le nom de Veyrières, mais qui semble avoir eu pour patronyme, celui de Claret, es Clarets sont connus depuis le XIIIème siècle comme seigneurs portiaires de la forteresse de Saint-Christophe, où ils détenaient le château bas, dit de la Clarétie.

Les Veyrières jouissent du château pendant les XVème et XVIème siècles, ce sont eux qui édifient le donjon, ils tranmettent la majeure partie de leurs biens à la famille de Saint-Nectaire à la fin du XVIème siècle, à la suite du mariage en 1587 d'Anne de Veyrières avec Hector de Saint-Nectaire, qui d'après le nobiliaire d'Auvergne, serait le fils naturel légitimité du Prévot du monastère de Montsalvy.

En 1668, Dame Louise de Bouvian de Floris, veuve de François de Saint-Nectaire, fait hommage du château de Veyrières, en fief franc et libre, au prince de Monaco, Comte de Carlades.

Le mariage de sa fille, Louise de Saint-Nectaire avec François de Peyronnenq, seigneur de Saint-Chamarand, fait entrer la terre de Veyrières dans cette ancienne maison, originaire du Quercy, que nous avons déjà rencontré au château de Murat et à Maurs.

Dans le courant du XVIème siècle, les Peyronnenq font l'acquisition de la terre voisine de Marmiesse, réunissant ainsi les deux plus importants seigneuries de la paroisse de Sansac de Marmiesse.

La famille de Reyronnenq, qui partage son existence entre Aurillac et son château rouergat de Marionat, se détourne, à la fin du XVIIIème siècle, de Veyrières, par acte sous seing privé du 27 Août 1787, la Comtesse de Peyronnenq, née Elisabeth Gabrielle de Naucase, devenue veuve en 1771, vend la terre de Veyrières et ses dépendances à Jacques Henri de Giou.

Celui-ci émigre sous la révolution et son épouse, Louise de Commines de Marcilly, doit faire le simulacre d'un divorce, pour éviter la confiscation et la vente forcée de Veyrières.

Le baron de Giou, revenu d'émigration, meurt à Veyrières le 12 septembre 1814, après avoir vendu, quelques jours plus tôt, le château et le domaine à Jean Antoine du Verdier de Marcillac, de Mur de Barrez, ancien page de Louis XV, chevalier de Saint-Louis et chef de l'Escadron des chasseurs de Flandres, son fils, procureur du Roi à Aurillac sous la restauration, héritera par la suite de la propriété.

Depuis la fin du XIXème siècle, Veyrières connaît une période d'incertitude marquée par des ventes successives, de nombreux propriétaires seront détenteurs du château pour des périodes plus ou moins longues, les époux Revel, puis le banquier Culan et ses héritiers, Monsieur Gibert et finalement la paroisse de Saint-Pierre de Chaillot de Paris qui y installera une colonie de vacances.

Depuis décembre 1972, le château de Veyrières est propriété d'une famille, apparentée aux anciens propriétaires du Verdier de Marcillac, il ne se visite pas.

Sont inscrits aux Monuments Historiques par arrêté du 30 octobre 1987 façades et toitures, escalier avec son couloir d'entrée, cheminée de l'ancienne cuisine, plafond peint du premier étage du donjon.


Hitoire de la famille de Veyrières

Il existait deux seigneuries importantes à Sansac, celle de Marmiesse qui est la plus ancienne et dont le château a disparu, et celle de Veyrières dont l'origine correspond peut-être à une verrerie.

Une famille de Veyrières subsistait encore au xve siècle.

- Guillaume de Veyrières, damoiseau, seigneur du lieu qu'il habitait, vivait en 1404,

- Guillaume II de Veyrières, son fils, était seigneur de Veyrières et coseigneur de Sansac, ses armes figurent dans l'armorial de 1450. Plus tard apparaissent deux frères :

- Jean de Veyrières, qui habitait le château, s'établit à Réquiran, commune actuelle de Laroquevieille par suite de son mariage avec Césarine de La Rocque, dame du lieu, il a une fille Anne de Veyrières, qui suit, et un frère :

- Guyon de Veyrières, coseigneur de Veyrières, résidait à Sansac et il se trouve exproprié en 1601 par Astorg de Saint-Nectaire.

- Anne de Veyrière, fille et héritière de Jean, épouse Astorg de Saint-Nectaire, fils bâtard de François de Saint-Nectaire, prévôt du monastère de Montsalvy.


Hitoire de la famille de Saint-Nectaire (1601)

- Astorg de Saint-Nectaire a épousé le 10 août 1587 Anne de Veyrières.


Hitoire de la famille du Verdier de Marcilhac (1814)

- Antoine du Verdier de Marsillac (1746), fils de Charles du Verdier et de Marie-Marguerite de Montheil, dame de Marsillac, page de Louis XV, puis officier de chasseurs, s'est marié en 1788 à Mauriac avec Marianne Lacoste, sœur du conventionnel Jean-Baptiste Lacoste, son frère Charles du Verdier de Marcillac (1742-1807), marié à Jeanne-Josèphe Dubois de Boutary, de Montech, ils achètent Veyrières en 1814 et ils auront quatorze enfants, dont six filles.

- Louis du Verdier de Marcillac (1898), leur fils, procureur du roi avant la Révolution de 1830, hérite de Veyrières.


Hitoire des la familles de Saint-Vincent et Gard

- Georges Gard, ancien officier de d'artillerie, fils d'Auguste Gard, avocat, et de Marguerite d'Authier de Rochefort, s'est marié en 1949 avec Monique de Saint-Vincent, fille de Louis de Saint-Vincent et de Madeleine de Rivals-Mazère, propriétaire de Lamartinie, descendant de Charles du Verdier de Marcillac, seigneur de Boutary, ils ont eu cinq enfants.


Site wikipedia, Château de Veyrières.














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