En noir et blanc, les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.
Souvent perchés sur leur éperon rocheux, les châteaux dominent les vallées et offrent de superbes panoramas sur les alentours.

Les anciens châteaux d'Auvergne - Dans le Cantal, l'Allier, la Haute-Loire, le Puy-De-Dôme.










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Les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.


Le château de Peyrelade, à Saint-Saturnin dans le département du Cantal.




Type
Château
Construction
XII èm siècle
Protection
Inscrit MH en 1949
Commune
Saint-Saturnin

Le château de Peyrelade est un château fort construit au xii e siècle et inscrit monument historique le 16 septembre 1949.

Peyrelade, hameau et ancien château situé sur les pentes du vallon de Lemmet, à l'aspect de l'est, il est composé de tours rondes et d'un corps de logis.

Il aurait succédé à une très-ancienne construction, si la pierre placée au-dessus de la porte et dont le millésime est 1012, en chiffres arabes, doit faire foi.


Description

Ce château est une construction massive en pierres, comportant deux étages dont le premier est construit sur voûtes et le second sur poutres et solivettes en bois.

Sur la façade principale, une tour cylindrique placée vers le milieu abrite un escalier en pierre à noyau plein, l'entrée se trouve à la base de cette tour, constituée par un fronton triangulaire reposant sur deux pilastres.

Dans l'écusson placé au milieu du fronton se déchiffre le millésime 1012, une tour flanque la façade latérale Est, elle comportait un escalier qui a été démoli. En 1887, une nouvelle distribution a été faite au premier étage, avec des cloisons en menuiserie.


Hitoire

Les seigneurs les plus anciens connus datent du XV° siècle, Noble Hugues Lemmet, Alias de Peyrelade, en était seigneur en 1431, il avait épousé Guise de la Vaissière, sœur d'Antoine, seigneur de Cantoynet, Peyrelade relevait d'Aubijoux en arrière-fief, et en fief, de Lugarde.

François de Peyrelade acheta, en 1601, la montagne de Carteyrou, où se trouve situé le château, Jean d'Estaing, seigneur de Lugarde, donna, en 1623, la haute justice de Carteyrou à François de Peyrelade, en récompense de ses services.

Jacques de Peyrelade ayant fait de mauvaises affaires, la terre fut saisie en 1658, et vendue a N. François de Beaufort-Canilhac, qui devint ainsi seigneur de Peyrelade, il revendit cette terre avec le château fort et les dépendances, moyennant 11,000 livres, à Gaspard de Canilhac, vicomte de Laroche.

Elle fut donnée en dot, au prix de 10,000 livres, à Jeanne de Canilhac, mariée avec François de Chavagnac, étant morte sans enfants, Peyrelade revint encore à la famille de Canilhac, et Charles de Beaufort la vendit, en 1738, à Jean-Louis de la Vaissière, seigneur de la Vergne, elle appartient aujourd'hui à M. Grave.

On a conservé une légende sur le château de Peyrelade, la voici :

Il existait à Peyrelade un châtelain qui avait deux fils et une fille, Jacques, le fils aîné, devait succéder à son père dans la propriété de l'antique manoir, Lyonnel, le second fils, devait entrer dans l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Jean de Lastic était alors grand-maître de l'ordre, il était Auvergnat, ancien commandeur de Celles, Peyrelade avait eu des relations amicales arec lui, et comme Lyonnel était un grand et vigoureux garçon, qu'il avait la force de supporter le poids d'une pesante armure, et que son courage répondait à sa stature, son père devait penser qu'il obtiendrait de hautes distinctions par la protection du grand-maître.

Quant à Gertrude, elle était laide, méchante, acariâtre et mal conformée, elle était destinée au célibat car personne ne se serait contenté d'un chapeau de roses pour une créature aussi disgraciée au moral et au physique.

Ainsi donc, Lyonnel reçut un jour l'accolade de son père, ses vœux pour sa fortune future et une petite somme pour se rendre à Rhodes, où était alors le siège de l'ordre.

Plusieurs années s'étaient écoulées, e châtelain de Peyrelade vint à mourir, et Jacques, qui n'était pas encore marié, le suivit de près dans la tombe, Lyonnel devenait donc l'héritier de cette seigneurie, il devait renoncer a l'ordre des Hospitaliers pour perpétuer sa noble lignée.

Les malheurs survenus dans sa famille lui furent mandés, mais, lorsque la lettre qui les lui annonçait arriva à Rhodes, Peyrelade ne s'y trouvait pas il faisait partie d'une chevauchée entreprise en Palestine contre Amurat, Soudan d'Egypte, et il répondit à la lettre, quand il l'eut reçue, que son honneur de chevalier ne lui permettait pas de se retirer en face de l'ennemi, et qu'il reviendrait quand cela serait possible, honorablement.

L'expédition dont il faisait partie se prolongea plusieurs années encore, et, lorsqu'il revint à Rhodes, le grand-maître qui le tenait en haute estime à cause de sa bravoure et de ses qualités, le conjura de rester encore avec lui, en effet, Jean de Lastic concevait dans ce moment de grandes inquiétudes sur l'existence de l'ordre.

Amurat, pour se venger des nombreux échecs que ses troupes avaient subis de la part des chevaliers, sur terre et sur mer, méditait une attaque contre Rhodes même, vainement Jean de Lastic, prévenu de ces projets, avait envoyé Guillaume, son neveu, grand sénéchal de l'ordre, auprès des prince catholiques pour leur demander des secours, Guillaume avait été reçu par eux avec de belles paroles, mais ils étaient tous trop acharnés à se faire réciproquement la guerre, pour qu'ils voulussent consentir à se priver même d'une faible partie de leurs troupes.

Le grand-maître voyait donc qu'il ne pouvait compter que sur les seules forces de son ordre, il avait fait un appel à tous ses commandeurs et chevaliers, et quoique Lyonnel ne se fût pas fait recevoir, il ne pouvait abandonner ses anciens frères d'armes au moment du danger.

L'attaque qu'avait prévue Jean de Lastic eut lieu en effet, le Soudan Amurat, avec des forces très-considérables, vint mettre le siége devant Rhodes, l'attaque et la défense furent également énergiques, de beaux faits d'armes et de grands coups d'épée furent échangés de part et d'autre, Peyrelade se distingua parmi tous, il eut la gloire de sauver plusieurs fois le grand-maître, qui, malgré son grand âge, se trouvait toujours où le péril était le plus grand.

Mais la valeur des chevaliers était telle, le massacre qu'ils faisaient des Sarrasins si désastreux pour l'armée du Soudan, qu'Amurat donna l'ordre, au bout de quarante jours, de lever le siège, alors Peyrelade, couvert de gloire, au milieu des regrets universels, prit congé du grand-maître et se décida a revenir en Auvergne, n'apportant pour tout fruit de ses campagnes qu'une magnifique balafre que lui avait fait sur la figure un cimeterre sarrasin.

On était à la fin d'avril, les premières feuilles du printemps commençaient à bourgeonner sur les hêtres, vers le soir, un chevalier couvert de son armure, monté sur un noble destrier, descendait le col d'Entremont et se dirigeait vers le château de Dienne.

La nuit devenant sombre, la garde du château avait relevé le pont-levis de la première enceinte et baissé la herse, lorsque le chevalier s'arrêta sur le bord de la douve et sonna d'un petit cor qu'il portait avec lui, la garde prit les armes, le commandant vint faire une reconnaissance au travers d'une petite croisée garnie d'un panier â salade, et s'informa du nom du visiteur.

Lyonnel relevant la visière de son casque, ne s'annonça que comme un croisé revenant de la terre sainte, le baron de Dienne fut prévenu, et donna l'ordre de l'admettre dans le château, un écuyer prit son cheval pour le mener dans les écuries, et un page, précédant l'inconnu, le conduisit dans une vaste salle du château où le baron de Dienne se trouvait, avec sa fille et une nièce, dans le coin d'une immense cheminée, assis auprès d'un grand feu, sur un coffre de bois en forme de fauteuil, et destiné en outre à contenir les provisions de sel de la maison.

Soyez le bienvenu, dit le baron à Lyonnel, qu'il ne reconnut pas d'abord, vous venez de la terre sainte, je m'estime heureux de vous recevoir dans mon château, mais me direz-vous à qui je donne l'hospitalité, Noble baron, dit le chevalier, suis-je donc si changé que le fils de votre ancien voisin de Peyrelade ne soit point reconnu par vous, il est vrai que je suis parti depuis plus de quinze ans, que j'ai passé par de rudes guerres, et que le climat brûlant de la Palestine a basané mon visage

Ah! vous êtes Lyonnel, ce jeune homme que j'aimais tant, Dieu soit béni de l'hospitalité que je vous donne, mais il est tard, le souper est prêt, vous irez ensuite prendre quelque repos, car vous venez de loin, et demain vous aurez, certes, assez de faits â nous conter pour amuser ces dames et moi-même, j'aurai aussi à vous faire part de ce qui s'est passé dans le pays pendant votre absence.

Le lendemain, lorsque toute la famille fut réunie, elle ne tarit pas sur les questions qu'elle avait à faire, les deux jeunes filles surtout étaient dans le ravissement des récits de Peyrelade, la nièce du baron, Marie de Chambeuil, était profondément impressionnée et comme suspendue à ses lèvres, mais aussi, qu'ils étaient grands et émouvants ces faits passés dans la Palestine ! ces combats entrepris pour la délivrance des lieux saints !

Quels héros que ces saints chevaliers qui, pour le salut de leur âme, avaient abandonné leur patrie, les jouissances du foyer domestique, les douceurs de la vie du manoir féodal, pour aller, sur un sol étranger et lointain, braver toutes les privations, coucher sur une terre brûlante, exposer leurs jours au cimeterre des infidèles et aux pestes incessantes! dès ce moment, le cœur de Marie reçut une atteinte dont elle ne se rendait pas compte, à son insu, la destinée de sa vie se trouvait enchaînée.

Cependant, le baron de Dienne prit à son tour la parole et dit, Sire chevalier, vos récits sont pleins de merveilles;,mais il est juste qu'aussi je vous dise ce qui s'est passé chez vous depuis votre départ, h élas! je n'ai que de tristes nouvelles à vous communiquer, et je crains bien que ce que j'ai à vous apprendre, non seulement afflige votre cœur, mais même vous présage des difficultés sérieuses.

Après la mort de votre père, suivie si promptement de celle de votre frère, Gertrude, votre sœur, ne tarda pas à répandre dans le pays la nouvelle de votre mort, comme depuis nombre d'années vous n'avez point donné de vos nouvelles, la croyance générale est que vous avez succombé dans un pays d'où nous voyons revenir si peu de nos compatriotes, vous n'ignorez pas que votre sœur a toujours eu la vocation du mariage.

Comme héritière de la seigneurie de Peyrelade, elle espérait trouver un époux plus facilement, mais aucun de nos cadets de famille n'a osé affronter ses quarante ans, son mauvais caractère et sa laide figure, enfin, un intendant du baron d'Aubijoux a tenté l'aventure il y a peu de temps, la perspective de posséder votre baronnie l'a fait passer par dessus tout, et, faute de mieux, votre sœur a dû se soumettre, mais personne dans la contrée n'a voulu assister à cette mésaillance, personne ne les voit, et la porte du château de Peyrelade depuis ce jour est fermée à toute la noblesse.

Or, comme votre sœur n'a été épousée que pour sa fortune, il est à craindre que son mari ne veuille conserver cette fortune à tout prix, et j'estime qu'il serait prudent d'inviter Gertrude à venir vous trouver ici pour vous entendre avec elle, avant de vous risquer à vous présenter dans votre château, il fut donc convenu qu'on lui écrirait pour l'inviter à venir au château de Dienne, où des intérêts de la plus haute gravité rendaient sa présence nécessaire.

Cette invitation d'avoir à se présenter dans le plus court délai possible au château de Dienne, jeta du trouble dans l'âme de Gertrude, elle eut aussitôt le pressentiment qu'il pourrait être question de son frère, et elle se promit bien intérieurement de nier son existence, à moins qu'elle ne pût faire autrement.

Il y avait plus de quinze ans que Peyrelade était parti, il n'en avait que dix-huit quand il se rendit à Rhodes, personne ne devait plus le reconnaître dans le contrée, aussi, quand sa sœur vint à Dienne, qu'elle fut mise en face de Lyonnel, elle se refusa obstinément à voir en lui son frère, vainement Peyrelade lui rappelait les souvenirs de leur enfance, les détails les plus minutieux du jeune âge, Gertrude ne voulut rien admettre et se retira en le qualifiant d'intrigant et d'imposteur.

Ce n'est pas qu'elle ne l'eût bien reconnu mais comment avouer à son mari le retour de son frère, comment éviter les suites de sa brutalité, quand il saurait qu'il allait être dépouille de cette seigneurie qui le rendait si orgueilleux, cependant il fallut se résigner, le résultat de son voyage à Dienne fut communiqué, et nous verrons plus tard quelles furent les résolutions que les deux époux concertèrent ensemble.














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