En noir et blanc, les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.
Souvent perchés sur leur éperon rocheux, les châteaux dominent les vallées et offrent de superbes panoramas sur les alentours.

Les anciens châteaux d'Auvergne - Dans le Cantal, l'Allier, la Haute-Loire, le Puy-De-Dôme.










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Les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.


Le château de Marzes, à Saint-Cernin dans le département du Cantal.




Type
Château
Construction
XIII èm siècle
Protection
Inscription MH de juin 1964
Commune
Saint-Cernin

Sans doute la plus belle des nombreuses tours de guet du Cantal, entièrement construite en brèche volcanique, elle comportait au moins cinq niveaux, cave à demi creusée dans le roc, cellier voûté, accessible par le haut, salle des gardes, au niveau de laquelle on entrait dans la tour à l’aide d’une échelle, deux étages d’habitation avec cheminées, fenêtres à coussièges, latrines.

Le dernier niveau était voûté, quelques vestiges du couronnement de la tour subsistent, tour de Marzes, XIIIe siècle, intérieur, escalier à vis logé dans l’angle nord-est.


Description

Cette tour-donjon était le réduit fortifié d'un ancien château dont faisait également partie l'habitation du fermier située à l'est, le château de Marze appartenait, vers 1360, aux seigneurs de Tournemine, ce donjon, de plan à peu près carré, conserve quelques encorbellements sur sa partie ruinée, sept corbeaux de même mouluration formaient l'encorbellement au-dessus de chaque façade, cinq salles superposées occupaient l'intérieur.

La salle basse, dont l'accès s'effectue aujourd'hui par une ouverture moderne, n'avait primitivement d'autre issue qu'une trappe la faisant communiquer avec la salle du premier étage, elle est couverte d'une voûte en berceau brisé, la porte d'entrée se trouvait au premier étage, sur la façade nord existaient des latrines portées en encorbellement aux deuxième et troisième étages, seules sont conservées celles du deuxième étage, il ne reste plus que les deux corbeaux qui supportaient celles du troisième.


Histoire

Du vieux château de Marzes du XIVème siècle, il ne reste qu'une tour décapité et un corps de bâtiment remanié au cours des siècles, à cette époque, la seigneurie était aux mains de la famille de Tournemire qui la gardera jusqu'au XVIème siècle, puis les propriétaires se succéderont.

Au XVIIème siècle, nous dit le Dictionnaire statistique du Cantal, le château se composait d'une grosse tour carrée à 4 étages, avec deux corps de logis et d'une petite tourelle formant une cour, avec d'autres bâtiments, il y avait prison et cave en bas de la tour, une jolie chapelle avec son clocher était contiguë à un des corps de logis, une partie du château s'écroula en 1747.

P. de Marze est cité comme témoin en 1230 dans une sentence de l’abbé de Maurs relative au château de Conros, le château de Marze est mentionné en 1284 dans un hommage au roi de Rigaud de Tournemire.

La maison forte de Marze a été par la suite et jusque sous l’Empire la possession de grandes familles aristocratiques qui ont marqué l’histoire de l’Auvergne.

Les Tournemire d’abord dont la présence y est attestée dès le XIVème siècle et qui s’y maintiennent jusqu’au milieu du XVIème, inutile d’insister sur l’importance du rôle joué dès le XIème siècle dans l’histoire du Haut-Pays par cette lignée issue du lieu éponyme.

En 1546, par suite de l’union de Françoise de Tournemire, dame de Marze, avec Claude d’Ussel, le château passe à cette famille limousine bien connue.

Les d’Ussel ne conservent Marze qu’une génération, en effet, c’est de nouveau par mariage qu’en deviennent propriétaires en 1570 les Robert de Lignerac, famille qui, elle aussi, a fortement marqué de son empreinte le passé de St-Cernin ainsi que celui de la commune voisine de St-Chamant.

Jean-Gilbert de Lignerac, seigneur de Marze, proche de Marguerite de Valois première épouse d’Henri IV, était gouverneur de la place de Carlat et y mourut lors du séjour qu’y fit la reine Margot, c’est pour lui que la terre de Marze fut érigée en marquisat, outre Marze, les châteaux de St-Chamant et du Cambon étaient possédés par les deux frères de Jean-Gilbert.

Aux 17 et 18èmes siècles, ce sont les familles de la Salle d’où est issu Jean-Baptiste de la Salle, fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes et de Salvert-Montrognon qui entrent en possession de Marze puis de nouveau les d’Ussel, par suite du mariage en 1762 de Catherine de Salvert avec Marc-Antoine d’Ussel, leur fils Pierre-Léonard, ayant dilapidé ses biens, vendit Marze en 1809 à « Dame Lescure ».

Se sont succédés depuis les Reyt, Pradel, Sarret et enfin la famille Dauzet.

Dans son état actuel, le château se compose d’une tour carrée et d’un corps de logis qui lui est accolé.

La tour constitue incontestablement un très bel exemple d’un type d’architecture militaire, la tour carrée, caractéristique des 12ème et 13ème siècles.

Bruno Phalip, dans son ouvrage « Seigneurs et bâtisseurs » la date du début du 13ème siècle et le corps de logis attenant du 15ème.

La tour est construite en très bel appareil régulier de pierres taillées, une maçonnerie de qualité, courante au 12ème siècle mais qui se raréfie par la suite, elle s’appuie directement sur deux blocs de rocher entre lesquels a été véritablement ancrée une cave voûtée sur laquelle repose une deuxième cave également voûtée.

L’accès aux étages se fait par une porte percée à une dizaine de mètres du sol et donc accessible uniquement par des échelles, un escalier à vis étroit taillé à l’angle N.E. de la tour permet d’atteindre les étages supérieurs.

Les gravures anciennes montrent la base d’un chemin de ronde qui n’existe plus aujourd’hui.

Des vestiges de cheminées, des bancs en pierre dans les embrasures des fenêtres, des ouvertures assurant un bon éclairage intérieur montrent que l’édifice n’était pas cantonné au seul rôle militaire mais qu’il avait aussi une fonction résidentielle, nous ignorons l’époque à laquelle il fut abandonné mais sa lente dégradation doit remonter assez loin dans le temps, au début du 20ème siècle, le couvrement voûté du dernier étage était déjà effondré.

Outre la voûte du dernier étage, tous les planchers intermédiaires de la tour ont disparu jusqu’au niveau du sol qui sépare de la cave supérieure, la façade ouest a pratiquement conservé sa hauteur initiale mais l’élévation des autres cotés se situe un à deux mètres en dessous du niveau originel, des photos anciennes montrent qu’il y a un peu plus de cent ans les quatre faces de la tour avaient une égale hauteur, c’est donc au cours du 20ème siècle que s’est produite la chute ou l’enlèvement des pierres d’arase.

L’apparition au cours des dernières décennies d’une végétation arbustive déchaussant les pierres en différents points de la maçonnerie et un lessivage avancé des mortiers de jointoiement dans les parties hautes de l’édifice font craindre une accélération des désordres.

Une description de 1660 indiquait, « grosse tour carrée à quatre étages, avec deux corps de logis et une petite tourelle, le tout formant cour, jolie chapelle avec son clocher contiguë à l’un des corps de logis », un seul corps de logis, datable du 15ème siècle et servant de bâtiment d’habitation, subsiste aujourd’hui, l’autre ainsi que la tourelle et la chapelle ont disparu.

MARZES, seigneurie fort ancienne de la famille de Tournemire, e n 1336, Godefroi de Tournemire acheta Marzes, Jean son fils, seigneur de Marzes, épousa, en 1340, Cibile de Carlat, Louis de Tournemire fut seigneur de Marzes en 1421, Jean de Prallat, chevalier, qui épousa Catherine, son neveu, Nicolas, était chanoine de Brioude, son fils, Pierre, épousa en 1448 Antoinette de St-Paul, de la ville d'Aurillac, et fut la souche des seigneurs de Vals.

Guy de Tournemire fut quelque temps vice-bailli pour la Haute-Auvergue, vers 1518, son fils, Jean, était commandeur de Caillac en 1534, en 1546, la seigneurie de Marses passa à Jacques-Robert de Lignerac de La Garde, par son mariage avec Françoise de Tournemire.

Jean-Gilbert-Robert de Lignerac, son fils, était en 1586 capitaine du château de Carlat ou il vivait, la terre de Marzes passa, vers 1680, des Lignerac aux Lintilhac de Salvert, puis aux d'Ussel, qui l'ont possédée jusqu'en 1789.

Du vieux château de Marzes du XIVe siècle, il ne reste qu'une tour décapité et un corps de bâtiment remanié au cours des siècles.


 












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