En noir et blanc, les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.
Souvent perchés sur leur éperon rocheux, les châteaux dominent les vallées et offrent de superbes panoramas sur les alentours.

Les anciens châteaux d'Auvergne - Dans le Cantal, l'Allier, la Haute-Loire, le Puy-De-Dôme.










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Les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.


Le château de Lamartinie, à Ytrac dans le département du Cantal.




Période ou style
Henri II, troubadour
Type
Logis seigneurial
Début construction
XVI èm siècle
Fin construction
XIX èm siècle
Destination initiale
Habitat seigneurial
Propriétaire actuel
Famille de Saint Vincent
Protection
Inscrit MH en aôut 1989
Commune
Ytrac

Le château de Lamartinie a été très remanié au cours des siècles et l'ensemble relève de styles architecturaux de différentes époques allant du xvie siècle au xixe siècle.

Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 21 août 1989.


Description

Au logis-donjon carré qui compose l'aile sud, sans doute du début du xvie siècle, a été accolé un logis flanqué d'une tourelle d'escalier polygonale vers la fin du xvie siècle, ainsi la partie ancienne du château se compose de deux corps de logis rectangulaires reliés entre eux et d'une tour escalier octogonale.

Une aile nord symétrique du donjon sud datée de la fin du xviiie siècle ou du xixe siècle puis en 1895 une tourelle polygonale adossée sur la face Est et une tour de flanquement nord-est, le pendant de la tourelle sud-est couronnée de corbeaux comme le donjon carré, dont on ne connait pas la date de construction, une aile les relie ce qui délimite une cour intérieure.

En 1895 les Bouygues, une famille limousine de la bourgeoisie de robe, font restaurer le château par l'architecte Lemaigre-Dubreuil, à l'intérieur du château, le décor est de style troubadour.


Histoire

Le château de Lamartinie servit de refuge aux habitants d'Aurillac lors de la grande peste, qui décima la région, le manoir est mentionné pour la première fois en 1592.

Le château eut pour propriétaires successifs les familles de Tournemire, Ollier, Cambefort, Legendre, Aragonnès, de Boschâtel, Bouygues et de Saint-Vincent.

Au 19e siècle, le château fut acheté par la famille Bouygues qui le fit restaurer en 1895 par l'architecte Lemaigre-Dubreuil, il s'agit d'un logis-donjon carré sans doute élevé dans un premier temps au 16e siècle, un corps d'habitation allongé flanqué d'une tourelle d'escalier polygonale hors-oeuvre lui fut accolé à la fin du 16e ou au début du 17e siècle.

Une troisième partie nord, symétrique au donjon sud, fut rajoutée au 18e ou 19e siècle, en 1895 furent construits sur la face Est une tourelle polygonale adossée au revers du corps central, ainsi qu'une tour de flanquement nord-est, une tourelle sud-est flanque l'autre extrémité de l'édifice, cette tourelle, couronnée de corbeaux comme le donjon carré, lui est peut-être contemporaine.

Une aile relie ces deux éléments et délimite, sur la face Est, une cour intérieure en vis-à-vis d'une autre aile perpendiculaire au corps de logis principal nord-sud, à l'intérieur, un certain nombre de pièces ont été réaménagées à la fin du 19e siècle et dotées d'un décor.

Le château de La Martinie est situé dans un grand parc, sur une petite butte qui domine les terres environnantes ainsi que l’ancienne route d’Aurillac à Tulle, à l’arrière de l’habitation se trouvent une partie des communs et des fermes.

Le domaine est cité pour la première fois en 1503 lorsque Jean de Tourdes le vend à Guillaume de La Salle, tuteur du seigneur d’Ytrac, au début du XVIe siècle, un donjon-logis carré est construit, vers 1550, Pierre de Combes, receveur des Tailles à Aurillac, est le premier à porter le titre de seigneur de La Martinie.

La levée des impôts semble l’enrichir puisqu’il fait d’importants travaux dans le château, il lui ajoute un corps de bâtiment allongé, flanqué d’une tour d’escalier polygonale hors-œuvre, et dans le prolongement du donjon sur la façade ouest, cette nouvelle partie est plus large que le donjon, la saillie est donc importante sur la face arrière.

En 1578, le domaine passe aux mains d’Isaac Olier, écuyer d’Henri III, il épouse une veuve, Jeanne de Cambefort, née de Tournemire, elle s’installe à La Martinie avec sa fille Marguerite de Cambefort, issue de son premier mariage, Isaac Olier aménage la salle basse du donjon en chapelle et fait sculpter son blason sur la clef de voûte.

Marguerite de Cambefort épouse Luc Legendre, leur première fille, Jeanne Legendre, épouse Antoine Arragonès, trésorier général des gardes françaises et maître d’hôtel du roi, à son veuvage, elle cède ses biens fonciers à N. Pierre de Boschatel, Jean de Boschatel, fils du précédent est seigneur en 1721 lorsqu’il marie sa fille Françoise à Bazile Contrastin, bourgeois d’Aurillac.

Le domaine revient à Jacques de Boschatel, garde de corps du roi et seigneur de La Martinie, en 1745, puis à Jacques-Joseph de Boschatel, brigadier des armées du roi, en 1781, enfin à Guillaume de Boschatel, maire d’Ytrac de 1813 à 1832.

Au XVIIIe siècle, cette famille procède à l’agrandissement de la demeure en ajoutant un corps de bâtiment dans le prolongement du logis préexistant, Guillaume de Boschatel épouse Marie- Élisabeth de Chaudesaigues, de cette union naissent Étienne, mort sans postérité et Marie-Claudine, elle se marie avec Jacques Bouygues, directeur de l’enregistrement à Saint-Céré.

À la mort de Guillaume de Boschatel, Lamartinie revient à son gendre, son petit-fils, Armand Bouygues, né en 1854, épouse Geneviève de Campmas de Saint-Rémy, par décret personnel, Armand Bouygues devient Bouygues de Lamartinie, reprenant ainsi une habitude de la noblesse consistant à ajouter le nom de l’un de ses fiefs à son nom patronymique, usage que la bourgeoise s’empresse d’adopter.

Armand Bouygues de la Martinie envisage en 1893 de réaménager son château, il est question de menus agrandissements, mais surtout de redécoration, il fait donc appel à l’architecte qui s’est occupé de sa résidence à Aurillac, le projet d’Émile Lemaigre consiste à rajouter une petite annexe dans un retrait de la façade, à l’angle nord-est du logis et à lui ajouter une tour circulaire montant de fond.

Il prévoit une galerie extérieure qui relie le logis à une salle de billard, bâtie sur la terrasse, à l’emplacement d’une remise existante, pour permettre l’accès à ce couloir, le mur de la salle à manger du rez-de-chaussée doit être percé à gauche de la cheminée, les autres interventions concernent des rénovations et l’élargissement des baies.

L’annexe est bâtie et Lemaigre l’individualise en lui rajoutant un décor, il s’agit au premier étage d’un faux garde-corps ajouré par des arcades trilobées en pierre volcanique et au second étage d’une fenêtre sculptée, la tour cylindrique de deux niveaux est bâtie, elle est crénelée et son toit est plat, le mur de la salle à manger est partiellement percé, mais reste la seule trace de l’aménagement de la galerie.

En effet, elle n’est pas créée, le mur et le portail qui fermaient la cour en reliant le logis à l’annexe ne sont même pas démolis, Lemaigre aménage et clôt une petite cour située sur la façade arrière de la demeure, entre des dépendances et la cuisine, dans cet espace il construit une cage d’escalier polygonale demi-hors œuvre, l’escalier de service.

Les baies, à raison d’une par pan de mur, sont logiquement décalées dans la hauteur afin de suivre la montée de l’escalier, l’architecte agrandit la quasi-totalité des ouvertures du rez-de-chaussée et crée dans le salon voûté, base du donjon devenu chapelle et la salle à manger de grandes baies à croisillon et à doubles meneaux en pierre, dans un arc surbaissé.

Cet élément original est fréquemment utilisé par Lemaigre, il aménage de tels percements à Lascanaux, mais également à Pesteils, à Leybros et à Saint Gal, la partie la plus importante de l’intervention de Lemaigre à La Martinie concerne la décoration.

Il s’occupe de l’ornementation des pièces de réception au rez-de-chaussée, mais également de quelques pièces du premier étage, l’ancienne chapelle devient un salon dont les murs sont ornés de lambris d’appui et surmontés par des peintures qui s’étendent jusque sur les voûtains.


Site wikipedia, Château de Lamartinie.














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