En noir et blanc, les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.
Souvent perchés sur leur éperon rocheux, les châteaux dominent les vallées et offrent de superbes panoramas sur les alentours.

Les anciens châteaux d'Auvergne - Dans le Cantal, l'Allier, la Haute-Loire, le Puy-De-Dôme.










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Les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.


Le château de Fabrègues, à Aurillac dans le département du Cantal.




Période ou style
Néorenaissance, néoclassique
Type
Château de plaisance
Début construction
XV èm siècle
Fin construction
XIX èm siècle
Destination initiale
Château fort
Propriétaire actuel
Famille Bruno d'Aligny
Protection
Inscrit MH en 1992
Commune
Aurillac

Le château est situé à l'entrée de la vallée de la Jordanne, attesté au xe siècle, il était composé d'une tour du xive siècle ou xve siècle et d'un corps de logis hors œuvre du xviie siècle ou xviiie siècle.


Description

Il a été entièrement reconstruit au xixe siècle dans un style classique français, sur des plans de l'architecte C. Viée qui ont été publiés en 1901 dans la revue La Construction moderne. L'architecte a aménagé, à la jonction des deux ailes, un passage permettant à une calèche de traverser le rez-de- chaussée en laissant ses occupants à l'abri, au niveau de l'entrée d'honneur.

Les jardins, le château, y compris le porche et les pièces suivantes avec leur décor, escalier, grande antichambre, salle à manger, salon des Quatre Saisons, salon Louis XV, salon Empire, bibliothèque, chambre xviiie siècle aux lambris peints, chapelle sont protégés au titre de son inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 mars 1992.

Château mentionné dès le 10e siècle, l'édifice du début du 19e siècle présente un pavillon carré couronné de mâchicoulis, devant constituer la partie médiévale du château (14e - 15e siècle), un corps de logis disposé en biais (17e) avec une tour d'angle à toiture en poivrière, et entre les deux bâtiments, servant de liaison entre eux et le porche d'entrée, un corps de bâtiment étroit dont la façade était percée d'un portail et d'une fenêtre à meneaux et ornée de deux échauguettes à toiture en poivrière (15e - 16e siècle).

En 1898-1899, le château est reconstruit par l'architecte Viee qui conserve les fondations des pavillons mais remplaça celles du porche pour élever un porche monumental, ce dernier est conçu sur un plan centré, circulaire à l'intérieur et carré à l'extérieur, couvert d'un toit à l'impérial surmonté d'un faux lanternon adoptant la forme d'un portique de style antique.

Les deux façades sont composées d'un grand portail entouré de larges pilastres à bossage et au second niveau d'un fronton cintré surmontant une baie cintrée à voussures concaves, à l'intérieur, le porche est surmonté d'une coupole dont le tambour est percé de grandes baies garnies de vitraux géométriques signés Pompey.

Le premier niveau est entouré d'une galerie aux murs ornés d'un décor floral au pochoir, la coupole est ornée d'une rosace en céramique colorée, les pièces sont couvertes de boiseries, dont celles de la salle-à-manger dues à l'ébéniste Brousse, le château est précédé d'un vaste parc traversé par une allée d'accès, avec un bassin semi-circulaire orné d'une sculpture en fonte composée d'une tête de dauphin entourée de roseaux et d'un enfant assis dans une coquille.

A l'arrière, l'aménagement primitif des parterres n'a pas été entièrement réalisé, au bout de l'allée, une orangerie de plan carré masque une partie des communs situés dans le prolongement nord.


Histoire du château

L'existence du château est mentionnée au début du Xe siècle, dans le testament de Saint Géraud, comte d'Aurillac, car c'est la résidence de son neveu Raymond, le château passe aux Pousols, puis à la branche cadette de la famille Sarret, il est acheté par Pierre Esqueriou de Parieu, c'est son fils ou son petit-fils qui fait réaliser les travaux, avant les travaux, le château est composé d'une tour du XIVe ou du XVe siècle et d'un corps de logis hors œuvre du XVIIe ou du XVIIIe siècle.

La tour rectangulaire a quatre niveaux, elle est couverte d'un toit en pavillon en pente douce, le logis est séparé de la tour de quelques mètres, il n'est pas dans le même axe, l'ensemble forme un V très ouvert, le logis a deux niveaux de cinq travées plus les combles aménagés et un sous-sol, entre les deux bâtiments, une galerie couverte aménagée au-dessus d'un passage assez large pour une voiture hippomobile permet de relier les deux bâtiments par le premier étage.

Un premier projet est commandé à Juste Lisch qui restaurera le château de Saint-Étienne, sur les hauteurs d'Aurillac, les archives du château conservent un projet d'élévation signé et daté d'avril 1861, il ne modifie en rien la tour médiévale, ni même la galerie, son projet concerne seulement le logis dont le toit est surélevé pour créer une façade plus imposante.

Les lucarnes sont remplacées par d'autres, un peu plus grandes et plus décoratives, frontons cintrés brisés au centre et fronton en aileron pour les baies latérales, il propose de reprendre une toiture en pavillon brisé, qu'il orne d'épis de faîtage, au niveau de la travée centrale du premier étage, la fenêtre est remplacée par une porte-fenêtre qui ouvre sur un grand perron, ce projet est assez simple, mais le grand escalier extérieur du logis moderne tend à éclipser la partie médiévale.

Un autre dessin conservé au château,présente une allure bien différente, la tour médiévale est couverte d'une haute toiture en pavillon coiffant un chemin de ronde avec mâchicoulis, la partie qui relie les deux bâtiments n'est pas une simple galerie, mais un pavillon haut avec deux fines tourelles en encorbellement, cette partie conserve au rez-de-chaussée un passage au-dessus duquel il y a deux étages plus de hauts combles aménagés sous une toiture élancée et couverte d'épis de faîtage.

Selon la notice des services de l'Inventaire, il présenterait la partie médiane dans son état du XVe-XVIe siècle, mais le corps de logis daté du XVIIe et XVIIIe siècle ressemble farouchement au logis moderne, il présente même au centre un grand perron qui donne accès à la porte centrale du premier étage, il est toutefois plus haut et couronné de mâchicoulis.

On pense donc qu'il ne s'agit pas d'une représentation d'un état ancien, mais bel et bien d'un projet visant à donner à l'ensemble l'allure d'un château de la toute fin du XVe siècle, la tour compte désormais quatre niveaux d'égale hauteur on ajoute quelques assises au sommet pour rendre le dernier étage plus aisément logeable, les baies de ce niveau s'arrêtent juste avant le départ du toit, on juge pourtant utile de les doter d'un fronton cintré.

Dans un souci de décoration, le toit repose sur une bande sculptée de modillons si petits qu'ils ressemblent à des gouttes ou à une amorce de billette, le porche présente un léger bossage une assise sur deux, la baie rectangulaire du passage est inscrite dans un arc surbaissé à clef passante et pendante convexe et à plate-bande à crossettes en escalier.

La grande baie de l'étage est à peine plus haute qu'une fenêtre en demi-cercle, elle est placée sous un ébrasement concave qui reçoit au niveau de la clef le blason du propriétaire entouré de volutes et de feuillages stylisés, le passage est ouvert sur plusieurs portes dont l'entrée d'honneur et l'entrée de service, cette entrée d'honneur ne bénéfice d'aucun décor particulier, c'est sans doute la plus sobre qui ait pu être observée.

Cela s'explique sans doute parce que cette porte n'est pas visible de loin et que l'attrait principal de l'arrivée dans ce château est le porche lui-même et ses décors, la partie interne mélange andésite et briques apparentes ce qui est très rare dans cette zone où la brique est habituellement cachée, cet espace est éclairé par les deux grandes baies du passage, mais aussi par un tambour situé dans la partie supérieure.

La galerie de l'étage est très largement vitrée sur l'extérieur, mais elle reçoit en son centre un grand cylindre maçonné, percé de grandes baies qui accueillent des vitraux, ces derniers offrent une lumière riche grâce à une alternance de verrière de Pompey, très lumineuses, verre transparent et cabochons rouges ou plutôt colorées de différentes couleurs, verres texturés et des cives, depuis le passage, la coupole est ornée d'une mosaïque polychrome à tesselles carrées ou en demi-sphère.

Sur la façade du grand logis, les niveaux sont clairement lisibles, la partie sud du sous-sol est visible sur presque toute sa hauteur, la partie basse laisse apparaître cinq assises de gros moellons sombres au-dessus desquelles une assise régulière délimite la hauteur à laquelle sont ouvertes les petites baies, au-dessus, une autre assise d'andésite marque le niveau du plancher du rez-de-chaussée surélevé.

Les baies du rez-de-chaussée sont toutes transformées en portes-fenêtres, celle du centre a un petit balcon, mais les autres ont un garde-corps quasiment dans l'alignement de la façade, comme pour la tour, les fenêtres du dernier étage sont artificiellement prolongées par un fronton cintré ou triangulaire, en alternance.

Le bord du toit est orné des mêmes modillons miniatures, l'eau de pluie est canalisée par des gouttières dont certaines au moins celles de l'arrière conduisent l'eau vers un petit bassin.


Histoire antiquité

Un colombarium a été découvert en 1802 dans le pré qui borde la Jordanne, il s'agissait d'une sorte de caveau circulaire construit en pierres sèches revêtues de brique et contenant une cinquantaine d'urnes funéraires en terre cuite.


Histoire au X éme siècle

Fabrègues est cité en 920 dans le testament de Géraud d'Aurillac qui lègue tous ses biens à l'abbaye d'Aurillac, mais laisse l'usufruit à son neveu Reynald, fils de sa sœur Avigerne et d'Aton d'Alzone.


Histoire au XV éme siècle

Fabrègues appartenait à une branche de la famille de Pouzols qui possédait le château de Carbonat.

Géraud de Pouzols, seigneur de Fabrègues et de Lalaubie en 1454, était lieutenant au bailliage ducal des Montagnes d'Auvergne en 1475.

Son fils Antoine de Pouzols, lieutenant de Guyot de Dienne, commandant du ban et de l'arrière-ban de Haute-Auvergne de 1477, dont il épouse en 1486 la nièce Anne de Dienne qui lui donne trois fille et deux fils.


Histoire au XVI éme siècle

À la moitié du xvi e siècle, toute la maisonnée depuis les châtelains jusqu'à l'aumônier en passant par les domestiques, abjura sa foi au profit de la Réforme, repaire des bandes calvinistes qui pillaient la région, le château fut le théâtre de sanglantes répressions.

La famille de Pouzols recueillit la succession de la Lapanouse de Loupiac et de Viescamp:

- Jourdain de Pouzols, fils d'Antoine, et d'Anne de Dienne, épousa Jeanne de Lapanouse, fille et héritière de Charles de Lapanouse, seigneurs de Viescamp, et d'Anne de Tourzel d'Alègres, ils eurent pour enfants:

- N de Pouzols, catholique, seigneur de Carbonat qui fut nommé par M. de Saint-Hérem commandant de Carlat pour repousser les menées calvinistes venant du Rouergue,

- Antoine de Pouzols, calviniste, marié à Catherine de Gouzel, habitait Fabrègues en 1571,

- Louise de Pouzols, mariée à Guynot de Gouzel, seigneur de Ségur,

- Françoise de Pozols, mariée en 1541 avec Gabriel de Prallat, fils de Guy et de Jeanne d'Albars.

Antoine de Pouzols, seigneur de Fabrègues, commandait une bande de calviniste avec lesquels il s'empare du château de Conros et le pille, malgré la résistance de Françoise de Puydeval, dont on a conservé la déposition.

Antoine de Pouzols
est condamné à mort par contumace, ses biens confisqués.


Histoire au XVII éme siècle

- Pierre Sarred, président trésorier de France "établi pour sa majesté en pays d'Auvergne", épouse en 1617 Jeanne de Prallat, fille de Gabriel, seigneur de Perle à Saint-Illide, famille calviniste,

- Son fils Antoine Sarred, seigneur de Braqueville, né en 1621 à Montpellier, qui était aussi trésorier de France à Riom, est nommé directeur de la grande-voirie de Jordanne où il s'établit en achetant la seigneurie de Lascelle, puis celle de Fabrègues, et en épousant en 1666 Marie de Giou, fille de Jacques, seigneur de Giou-de-Mamou, calviniste, leur fils,

- François de Sarret (1671-1758), seigneur de Braqueville et de Lascelle, chevalier d'honneur au présidial, est élu premier consul d'Aurillac, et il a pour fils :

- Joseph de Sarret de Fabrègues né en 1723, est fait comte de Sarret de Fabrègues et de Nozières en 1768.


Histoire de la famille Esquirou de Parieu

Hippolyte Esquirou de Parieu (Aurillac 1791-1876), maire d'Aurillac, député du Cantal, achète Fabrègues, marié à Elisabeth Theilhard, il eut un fils qui suit et trois filles, Marie (1815-1893), Claire (1821-1898) et Nelly (1826-1893).

Son fils Félix Esquirou de Parieu (Aurillac 1815-Paris 1893), ministre de l'Instruction publique, vice-président du Conseil d'État, fut un personnage considérable qui entreprit de reconstruire fastueusement le château tel qu'on le voit aujourd'hui, sa petite fille Thérèse Esquirou de Parieu (1853-1927) a apporté Fabrègues par son mariage en 1906 avec André Picot de Moras d'Aligny (1876-1938).


Site wikipedia, Château de Fabrègues.














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