En noir et blanc, les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.
Souvent perchés sur leur éperon rocheux, les châteaux dominent les vallées et offrent de superbes panoramas sur les alentours.

Les anciens châteaux d'Auvergne - Dans le Cantal, l'Allier, la Haute-Loire, le Puy-De-Dôme.










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Les anciens et vieux châteaux d'Auvergne.


Le château d'Anjony, à Tournemire dans le département du Cantal.




Période ou style
Médiéval
Type
Tour forte
Début construction
XV èm siècle
Fin construction
XVIII èm siècle
Destination initiale
Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel
Famille Pélissier de Féligonde de Léotoing d'Anjony
Protection
Classé MH en 1942
Commune
Tournemire

Le château d'Anjony est un château fort, une forteresse composée d'un haut donjon cantonné de quatre grandes tours d'angle circulaires coiffées de toits en poivrière.

Un chemin de ronde sur mâchicoulis surplombe le corps central ainsi que les tours construite en pierre de lave sur un éperon qui domine la vallée encaissée de la Doire.

À proximité, se trouve le corps de bâtiments du xviiie siècle ajouté par Claude d'Anjony avant la Révolution, un bâtiment rectangulaire en basalte à un seul niveau et toiture en lauzes à deux niveaux de lucarnes.

Ce logis sévère et gris, renferme des décors raffinés de style Louis XV, parquets, boiseries, cheminées et trumeaux.

Les bâtiments de communs, répartis le long de l'allée d'accès au château, sont construits dans le même style que le logis ce qui constitue un ensemble exceptionnel.

Spécimen typique de l'architecture militaire du Moyen Âge, bien que construit autour de 1430, donjon quadrangulaire flanqué de 4 tours rondes l'une d'entre elles renfermant un escalier hélicoïdal desservant l'ensemble du bâtiment.
Il est couronné par un chemin de ronde sur les 4 faces et chaque tour possède le sien propre.


Histoire

Construit par Louis d'Anjony, compagnon de Jeanne d'Arc ayant reçu du Roi Charles VII mission de protéger les alentours, le donjon d'Anjony est toujours là, intact et fier, exemple très caractéristique des petites forteresses de montagne du XVème siècle.
Son histoire fut tumultueuse aux XVème et XVIème siècles, car une véritable "vendetta" opposa la famille d'Anjony à celle des Tournemire, trop proches voisins et rivaux.
Au XVIIIème on ajouta à l'austère construction médiévale, un corps de logis plus accueillant et plus conforme aux goûts de l'époque.
Riches intérieurs décorés de remarquable fresques du XVIème et mobilier des diverses époques de la vie du château.
La demeure est toujours habitée par la même famille depuis l'origine.


Description intérieur

Au xvie siècle, Michel Ier d'Anjony, fils de Louis III d'Anjony, et époux de Germaine de Foix fait décorer la grande salle du premier étage d'une fresque représentant les Neuf Preux.
Ces fresques, réalisées vers 1575, ont été redécouvertes au début du xxe siècle derrière des boiseries qui avaient été installées au xviiie siècle.
La fresque de Jules César, l'un des trois héros païens des Neuf Preux, a disparu à la suite du percement d'une fenêtre à la même époque.

Michel Ier et son épouse se sont fait immortaliser de part et d'autre de la cheminée monumentale.

La décoration de la chapelle privée représente des scènes de la Passion.


Histoire de la famille d'Anjony

Bernard Johanini, d'une riche famile de pelletiers d'Aurillac, acquiert en 1351 des droits sur une terre du fief de Tournemire, appelée L'Armandie ou Larmandie.
Il est anobli en 1360 et prend le nom d'Anjony qu'il va laisser au château.
Il se marie en 1368 avec Marguerite de Tournemire.

Durant la guerre de Cent Ans, les deux familles appartiennent à des partis opposés, les Anjony faisant acte d'allégeance au roi de France tandis que les Tournemire, jaloux de leur ancienne indépendance féodale, se rallient aux Plantagenêts.

Ayant combattu au côté de Jeanne d'Arc, le roi Charles VII autorise Louis Ier d'Anjony à faire construire un château fort, cantonné de quatre tours et entouré de machicoulis, auquel il done son nom, et qui s'est conservé presque à l'identique jusqu'à nos jours.

Ce nouveau château est édifié en contrebas de celui des Tournemire, sans avoir demandé l'autorisation préalable des seigneurs du lieu, ce qui provoque une situation de conflit entre les deux familles qui conduit en 1523 au meurtre de Claude d'Anjony.

En 1523, Jean de Tournemire, fait exhumer les reste du curé de Marmanhac, fils de Jean II d'Anjony, pour les jeter devant la porte du château d'Anjony.

La chapelle avec ses décors à fresques représentant des scènes de la Passion a dû être entreprise par Louis III d'Anjony, seigneur du lieu depuis 1526, et frère du curé assassiné par les Tournemire, pour pallier le fait que la fréquentation de l'église paroissiale leur était devenue impossible.
Il est lui-même mort peu avant 1557.

En 1590 un accord reconnaîtra la « parité d'honneur » des deux seigneurs, et la rivalité prend fin vingt ans plus tard par le mariage de Michel II d'Anjony avec l'héritière des Tournemire.

Les murs de la grande salle du premier étage représentant les Neuf preux ont été peints à la demande de Michel Ier d'Anjony, fils de Louis III d'Anjony, et époux de Germaine de Foix.
Ces fresques, réalisées vers 1575, ont été redécouvertes au début du XXe siècle derrières des boiseries qui avaient été installées au XVIIIe siècle.
La fresque de Jules César, l'un des trois héros païens des Neuf Preux, a disparu suite au percement d'une fenêtre à la même époque.

En 1623, un nouveau duel entre les représentants des deux familles a lieu devant l'église paroissiale de Tournemire et provoque la mort de trois membres de chaque famille.

Michel III d'Anjony, seigneur d'Anjony et de Mardogne, épouse le 15 février 1634 Gabrielle de Pestels qui lui donne plusieurs enfants sans descendance et une fille, Gabrielle d'Anjony, bénéficiaire du testament de son frère Claude.


Histoire de la famille de Léotoing

Gabrielle d'Anjony a épousé Gabriel de Léotoing, seigneur de Charmensac, de l'ancienne famille féodale de Léotoing.
Ils ont deux enfants, dont,
- Robert IV de Léotoing d'Anjony (1683-1768), seigneur d'Anjony, qui épouse en 1749 Marie-Antoinette de Caissac de Réquiran, dame de Bellestat, fille Louis de Caissac, seigneur de Réquiran, et de Marguerite de Prallat, dame de La Bountat.
Ils firent ajouter une aile au donjon pour disposer d'un logis accueillant et ils eurent pour enfant,
- Claude-Louis de Léotoing d'Anjony (1750-1821), seigneur d'Anjony, de Bellestat, épouse en 1773 Catherine de Méallet de Fargues, dame de Messac, fille de Jean-André de Fargues (1713-1792), seigneur de Fargues, et de Marie-Françoise de Béral de Massebeau.
Claude-Louis d'Anjony, marquis de Mardogne, lieutenant du corps des gardes royaux, entame à la fin du xviiie siècle la construction d'une seconde aile qui jouxte la première.
Ils ont un garçon et une fille avec lesquels ils doivent émigrer pendant la Révolution.
Leurs biens sont mis sous séquestre et vendus comme biens nationaux en 1791.
- Jean-André de Léotoing d'Anjony (1775-1864), marié en 1827 à Joséphine de Peyrac de Jugeals de Veillan, qui ne lui donne que deux filles, - Iphigénie de Léotoing d'Anjony (1805-1881), héritière d'Anjony qu'elle apporte par son mariage en 1872 à Paul Pélissier de Féligonde (1799-1821), membre de la Société cantalienne qui suit, - et Emma de Léotoing d'Anjony (1806-1882), mariée en 1830 à son beau-frère Jacques Pélissier de Féligonde.
En 1837, Prosper Mérimée, inspecteur général des monuments historique, guidé par M. Furcy-Grognier, premier adjoint au maire d'Aurillac, est venu faire une visite du château d'Anjony dont il a laissé la relation dans ses Notes d'un voyage en Auvergne, Paris, 1838.


Histoire de la famille Pélissier de Féligonde

Iphigénie de Léotoing d'Anjony (1805-1881), héritière d'Anjony qu'elle apporte par son mariage en 1872 à Paul Pélissier de Féligonde (1799-1821), membre de la Société cantalienne, ils ont deux fils, dont Hippolite Pélissier de Féligonde de Léotoing d'Anjony (1829-1892), capitaine de cavalerie, qui relève le nom de sa mère vers 1860.
De son mariage en 1869 avec Carmen d'Algarra (1847-1925), il a deux fils: Carlos et Robert, Robert Féligonde de Léotoing d'Anjony (1881-1934) hérite d'Anjony où il fait des travaux de restauration, il épouse à Lyon en 1907 Alice de Montgolfier, fille d'Henri et de Joséphine Gillet qui lui donne deux fils Henri et Georges, et trois filles Madeleine, Inès et Thérèse.

Le château est toujours habité.
Il est la propriété du marquis Robert Pélissier de Léotoing d'Anjony.


Histoire

Construit par Louis d'Anjony, compagnon de Jeanne d'Arc ayant reçu du Roi Charles VII mission de protéger les alentours, le donjon d'Anjony est toujours là, intact et fier, exemple très caractéristique des petites forteresses de montagne du XVème siècle.
Son histoire fut tumultueuse aux XVème et XVIème siècles, car une véritable "vendetta" opposa la famille d'Anjony à celle des Tournemire, trop proches voisins et rivaux.
Au XVIIIème on ajouta à l'austère construction médiévale, un corps de logis plus accueillant et plus conforme aux goûts de l'époque.
Riches intérieurs décorés de remarquable fresques du XVIème et mobilier des diverses époques de la vie du château.
La demeure est toujours habitée par la même famille depuis l'origine.


Visites

Accueil, après avoir découvert l'extérieur médiéval et austère et admiré la hauteur des tours d'environ 40 m., on entre par l'une des tours dans la salle d'accueil du château, une vaste salle voûtée dont le sol était autrefois en terre battue et qui servait de cave et de salle des réserves.
Il subsiste au plafond de la pièce des crochets qui servaient à pendre victuailles et salaisons.

1er étage - Salle basse, pièce d'habitation, richement meublée, avec deux grandes tapisseries.
Le poutrage de la pièce à trois étages de poutres de grande portée est très impressionnant ainsi que la taille de la cheminée.
Dans l'une des tours se trouve la chapelle entièrement décorée de fresques du début du XVIème siècle représentant la vie de Jésus-Christ, cette chapelle abrite, depuis le XVIIIème siècle, une vierge noire, Notre-Dame d'Anjony.

2ème étage - Salle des Preux, salle entièrement décorée de fresques du milieu du XVIème siècle dans les tons d'ocre et de rose sur le thème de la "légende des Neuf Preux", de part et d'autre de la cheminée, Michel d'Anjony et Germaine de Foix, son épouse, maîtres de lieux à l'époque, accueillaient les visiteurs.
La légende des Preux, très connue au Moyen-âge, met en scène neuf personnages, qui sont ici représentés à cheval, c'est un ensemble exceptionnel, très peu de décors sur ce thème ayant survécu, dans leur intégralité, jusqu'à notre époque.

3ème étage - Salle d'armes, pièce de très grande hauteur avec deux clés de voûte, très différente de la Salle des Preux.
Une très grande tapisserie représentant le triomphe de l'empereur Justinien, sous les traits de Louis XIII, couvre l'un des murs, sur les autres figurent des portraits de la famille d'Anjony.
On peut voir dans l'une des tours une chambre meublée dans le style du XVIIIème siècle.

Chemins de ronde et étages militaire, tout autour du donjon, on peut parcourir les chemins de ronde, avec leurs créneaux et mâchicoulis, en admirant la vue sur toute la vallée.
Tout en haut de la tour escalier, on remarque la puissance de la charpente qui soutient les toits de lauzes.


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