En noir et blanc, des métiers racontés par leurs ouvriers.
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Des métiers racontés - Le vannier, le hottier, le jouguier, le galochier, le sellier-bourrelier, les perleuses, le dinandier, le saigneur, les potiers de terre, les charrons.










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Des métiers racontés par leurs ouvriers.


Les potiers de terre de Ravel, une longue dynastie de potiers.


La famille Chanet est un heureux mélange de Bourbonnais et d'Auvergnats pour ses origines. Elle constitue également un mariage réussi entre les traditions de Digoin, la faïencière et de Lezoux, la potière.

- Jean Chanet naît à Moulins en 1860. Selon la tradition de son époque, il voyage comme compagnon potier à la recherche d'un savoir-faire de plus en plus accompli. Il part de Moulins à l'âge de 18 ans. Voici quelques jalons dans ses pérégrinations.

- Bourberin en Côte d'Or où il travailla deux années pour M. Diot.

- Moulins chez MM. Méténier et Busson. Il était payé 1,25 F par cent pièces fabriquées. Le travail commençait à 4 heures du matin et se terminait à 19 heures. Au cours d'une grève il se chargea de présenter au patron les doléances de ses camarades.

- Decize, Neuvic, Banny où le manque de travail ne lui permet pas de séjourner.

- Sens, Troyes, Villy, Nevers sont des étapes de courte durée.

- Vandeuvre dans l’Allier avait deux grosses fabriques, celle du marquis de Vandeuvre, celle de M. Wiliet. Il s'embauche dans cette dernière, mais le service était pénible, un simple retard de cinq minutes sanctionné gravement. C'était l'époque des patrons-rois.

- Il poursuit son tour de France vers Langres, Chaumont, Dijon, Paray-le-Monial, jusqu'à ce que le service militaire le rappelle à Moulins. Il tire un bon numéro, une seul année de service militaire au lieu de 7 et effectue son service militaire au 22e régiment d’infanterie à Romans dans la Drôme, puis à Lyon et Montélimar.

- Démobilisé, il reprend son activité de potier à Roanne, dans une fabrique de grés puis à Buxières, enfin à Lezoux.

- Il se marie en 1886 avec une finisseuse, travaillant dans la même usine, Augustine Michaud (1853-1936), fille d’un faïencier. Ils travaillent 9 années chez Bompard à Lezoux. Trois enfants naissent, Gaston, Prosper et Paul.

- Vers 1895, la famille Chanet émigre pour des raisons inconnues à Molinet dans l’Allier aux portes de Digoin. Jean travaille dans la fabrique de grès à La Roche, chez Escoffier.

- A partir de 1902, les Chanet revienne en Auvergne qu'ils ne quitteront plus. Jean Chanet se partage entre Billom, fabrique Pitavy, Lezoux Bompard où il termine  comme chef d'atelier et contremaître tourneurs.

- Il meurt à Ravel, à 91 ans, ayant jusqu’aux derniers jours mis la main à l'argile.

- On voit donc par l'exemple de ce potier que la stabilité n'était pas le fait de certains artissans. Même le temps du tour de France passé on ne craignait pas de changer de région pour trouver de meilleurs salaires ou pourquoi pas? changer de « têtes »... si celle du contremaître ou du patron ne vous « revenait pas ». Cet esprit d'indépendance caractérisait les bons ouvriers généralement, conscients de leur valeur, ils ne craignaient pas les risques d'un licenciement puis d'une ré-embauche.

Prosper Chanet naît le 29 mai 1887 à Lezoux. Si nous n'avons aucun souvenir de son enfance, nous avons un itinéraire précis de son adolescence grâce à un « livret de travail des enfants dans l'industrie ». Le 3 novembre 1901, il entre comme « batteur de terre » dans l'entreprise Escoffier à La Broche par Digoin. Il en sort le 4 juillet 1902 pour entrer la même année comme « ouvrier potier » chez Bompard à Lezoux. De 1902 à 1907 il reste chez le même patron et à cette date, nous n'avons plus trace du cursus professionnel sur le carnet. Comme il est en âge de partir au régiment, le livret destiné aux enfants devient caduc.

- Il se marie vers 1910-1911 avec Joséphine Mondanel de Bort-l'Etang. Il a un fils, Jean, qui naît en 1914. Le 14 mars 1916 il est affecté par l'armée comme « tourneur en poterie » à La Broche par Digoin. A-t-il été blessé et ensuite, réquisitionné pour les besoins de l'économie en temps de guerre? Nous l'ignorons. Mais il est curieux de le voir retourner dans l'usine de ses débuts, quinze ans après.

- Le 9 juillet 1917, il est affecté à l'usine Steingerr de Grigny dans le Rhône, toujours pour les besoins de l'Armée.

- En 1921, il achète une propriété ainsi décrite dans l'acte de vente, « Une terre située terroir des Renards, commune de Ravel, d'une contenance d'environ 8 ares 20 centiares sut laquelle il existe une maison d'habitation et un four à poterie en très mauvais état ». On apprend un peu plus loin que le potier ayant possédé cet atelier s'appelait Jean-Baptiste Boudal. Il est donc remarquable de voir le maintien des potiers sur un même lieu pendant une longue durée, ce qui s'explique par la proximité des carrières d'argile, l'utilisation des mêmes installations, séchoir, four, etc....

- Prosper Chanet bâtit une nouvelle maison à côté des installations propres à son métier. Il y vivra avec son fils, exercera son métier jusqu'à sa mort, le 5 juillet 1963.

Michèle Chanet, épouse Bénard est née en 1948 dans la maison de son grand-père potier. Elle y a vécu sa prime jeunesse jusqu'à l'âge de 5 ans et a ensuite habité Ravel avec ses parents. Tous les jeudis et les samedis-dimanches, elle les passait chez ce grand père adoré. Vers l'âge de 8-10 ans, elle a commencé à « tournailler » conseillée par le grand-père. Ce n'était qu'un jeu assurément. Mais Michèle garde précieusement le premier vase tourné par elle et dont les anses ont été posées par le grand-père. Ce n'est que plus tard qu'elle découvrit sa « vocation ». Mais l'ambiance dans laquelle son enfance se déroula, entre l'atelier de tournage, le hangar de séchage et le four... fit certainement beaucoup pour le choix de son métier.













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