En noir et blanc, des métiers racontés par leurs ouvriers.
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Des métiers racontés - Le vannier, le hottier, le jouguier, le galochier, le sellier-bourrelier, les perleuses, le dinandier, le saigneur, les potiers de terre, les charrons.










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Des métiers racontés par leurs ouvriers.


Les charrons d'Auvergne et du Bourbonnais, préliminaires au cerclage.


Le plus souvent, dans les villages, le charron ne s'occupait que du bois, livrant la roue en blanc au maréchal. Mais les charrons forgerons comme Roger Méténier n'étaient pas rares, le métal n'avait pas plus de secrets pour eux que le bois.

- La quincaillerie lui livrait des barres de fer de 4,50 ou 5 mètres. C'est dans ce fer plat que l'on faisait les bandages.

a) Les tracés. Il faut tout d'abord calculer la circonférence de la roue de façon très exacte. Rien n'est plus simple, « On prenait la barre de fer et on faisait une marque avec la roue. On roulait la roue sur la barre de fer pour savoir la longueur qui nous fallait. En plus de la longueur de la roue, on mettait 2 fois l'épaisseur du fer qui était de convenance pour le diamètre et plus une épaisseur de fer qui était mangée par la soudure» (R. Méténier).

- Le développement de la circonférence de la roue se fait sur l'intérieur du futur bandage. On rajoute donc deux épaisseurs pour obtenir le diamètre hors-tout.

- On coupe ensuite le métal dont on a la longueur de façon empirique, mais exacte au millimètre près, « Il y a une technique, avec une tranche, on blessait le fer, puis on le mettait en porte-à-faux et un coup de panne de marteau, le morceau tombait » (R.M.).

- La tranche est une sorte de coin métallique qui s'encastre dans l'enclume. On prépare les assemblages futurs, soit en gueule de loup pour les fers épais, soit en patte d'oie pour les bandages plus minces, on n'avait pas la ressource d'ouvrir « la gueule » dans l'épaisseur du fer.

b) Le formage du cercle, « Quand on avait fait les amorces pour la soudure, on commençait de cintrer à chaud sur une petite longueur, avec un calibre d'une jante. Et puis, après ça, on passait dans la cintreuse. C'est un machine à trois cylindres, deux cylindres entraîneurs, un cylindre compresseur dessus, qu'on réglait avec une vis selon le diamètre de la roue.

- Alors, quand le cercle était donc mis le plus long possible, qu'on avait emmanché les amorces l'une dans l'autre, on était prêt pour les passer à la forge, les chauffer, mettre la plaque et souder » (R.M.).

- La cintreuse est une machine d'une conception simple qui donne au cercle un galbe parfait et qui épargne au charron une peine considérable.

A deux maintenant, l'un tenant la roue debout sur l'enclume, ils martèlent les amorces. Celles-ci ont été auparavant chauffées à la forge, décapées à la lime ou à la scie à métaux. La plaque à souder assurera la cohésion des deux bouts de la barre initiale, le serpent se mord la queue. Ce martelage au frappe-devant, à deux ou trois hommes, se fait en cadence. « Il fallait aller très vite » précise Roger Méténier.

c) La vérification du diamètre. Intervient alors la roulette du charron dont beaucoup de gens connaissent l'existence sans pouvoir en préciser l'utilisation.



- Cette roulette est un cercle de bois plein monté sur un manche. Elle est d'abord roulée sur la roue en bois en partant d'un déjour marqué à la craie blanche, à la jonction de deux jantes. Le point de départ est marqué sur la roulette à la craie grasse.

- Le charron tourne autour de sa roue en parcourant la circonférence des jantes avec sa roulette. Peu importe le nombre de tours. Ce qui compte, c'est de marquer exactement le point d'arrivée, en râclant par exemple l'excès de craie blanche qui se trouve sur le déjour du départ, on fait un 2e repère sur la roulette.

- Ensuite l'artisan effectue la même opération à l'intérieur du bandage de fer. Dans les deux cas, la roulette progresse dans le même sens, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour un travailleur à main droite. Deux cas peuvent se présenter.

- Le point d'arrivée sur le bandage se trouve au-delà du point d'arrivée sur la jante, le cercle est trop grand, il faut le resserrer.

- Ce point d'arrivée sur le cercle en fer se trouve en-deçà du point d'arrivée sur la jante, le cercle est trop petit, il faut l'étirer à chaud.

d) Intervention du compas et de la refouleuse. Le compas est à branches fixes. Il est une simple mesure de référence. Un coup de pointeau servant de point de rotation à l'une des branches, un arc de cercle est tracé. Au-delà de cet arc de cercle, un second coup de pointeau marque la distance à refouler, augmentée du serrage. Au refoulage, il faut resserrer les deux coups de pointeau à l'ouverture exacte du compas.

- Dans la refouleuse, le bandage, préalablement chauffé est maintenu par deux mâchoires crantées. Une masse immobile reçoit les coups de marteau et rétreint le métal.













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