En noir et blanc, des métiers racontés par leurs ouvriers.
- -
Des métiers racontés - Le vannier, le hottier, le jouguier, le galochier, le sellier-bourrelier, les perleuses, le dinandier, le saigneur, les potiers de terre, les charrons.










Accueil,
des métiers racontés

Des Métiers Racontés
Introduction, avant-propos
Le vannier de Collandres
Le hottier de Queillette
Le jouguier de la Croix Saint-Martin
Le galochier de Langeac
Le sellier-bourrelier d'Aurillac
Les perleuses de Margeride
Le dinandier d'Aurillac
Le saigneur de Moissat-Bas
Les potiers de terre de Ravel
Les charrons d'Auvergne et du Bourbonnais
- Du portage au roulage
- Les essences de bois
- Comment on devient charron
- L'àme de la roue, le moyeu
- La roue en hérisson, les rais
- La roue en blanc, les jantes
- Préliminaires au cerclage
- La roue en fer
- La roue tourne, boîtage et essieu
- Considérations sur la construction de la roue
- Les voitures à roues
- La reconversion des charrons
- Réflexion sur le charronnage
 
- - -
Accueil

Photos d'autrefois en noir et blanc
- Vieux Paris
- Cartes postales anciennes
- Personnages connus
- Cinéma et chansons
- Artiste
- Vieux métiers d'autrefois
- Sport
- Véhicules
- Indiens et cow-boys
- Enfants
- Jumeaux et jumelles
- Insolite
- Divers et autres
- Non classées
--
- Les photographes
par nationalité
- Les véhiciles anciens
par marque
de A à M
- Les véhiciles anciens
par marque
de N à Z
- Liens divers
- - - - - - - - - - - -
- Des métiers racontés
- Les anciens châteaux d'Auvergne
--
- Documentations histoire, archives du passés
- - -

- - -

Des métiers racontés par leurs ouvriers.


Les charrons d'Auvergne et du Bourbonnais, du portage au roulage.


Il ne s'agit pas en préambule de faire un historique de la roue, mais simplement de montrer quel formidable progrès technologique son apparition suscita. Les charges étaient auparavant portées, traînées ou glissées. La roue permit un allègement considérable de l'effort de traînage ou de poussée par une diminution des frottements, l'exemple de la brouette en témoigne de façon éclatante, bien que tardivement, première figuration d'une brouette en France, archivolte de la cathédrale de Beauvais, 14e siècle. La comparaison de la chaise à porteurs, France d'Ancien Régime et du pousse-pousse, Sud-Est Asiatique pourrait en donner une autre illustration.

- La roue est une invention très ancienne qui révolutionna non seulement les transports mais aussi la technologie des métiers, le tour du potier et la force motrice, roues des moulins....

- « Au point de vue technologique et historique, il est peu probable que les roues de véhicule aient été, à l'origine, pleines et monoxyles, rondelles découpées sur un tronc, il aurait fallu pouvoir disposer de bois assez résistant et abondant, et d'outils assez forts et tranchants capables d'exécuter ce découpage. Or, les plus anciens témoignages de roues de véhicules montrent toujours d'abord des roues faites de pièces de bois assemblées et chevillées, c'est ainsi qu'elles apparaissent sur un bas-relief sumérien du 4e millénaire avant notre ère, tandis que la roue à rayons et à jantes ne figure qu'au 2e millénaire, Egypte, Crète… ».

- Ces auteurs suggèrent qu'aurait été inventée en premier la voiture à deux roues, puis le véhicule à 4 roues fixes, peu souple d'emploi et enfin le chariot à 4 roues dont le train avant permet les virages et qui ne serait que l'articulation entre elles de deux voitures à deux roues.

- On le voit, les charrons peuvent se prévaloir d'une lointaine antiquité. Ils ont joué jusqu'à une période très récente un rôle essentiel dans les communautés rurales pour la fabrication de chars, charrettes, tombereaux... Mais on aurait tort de limiter l'usage des véhicules à roue à la campagne. Songeons que l'armée, avant l'ère de l'automobile, avait un parc de voitures attelées impressionnant. Les transports urbains, fiacres et calèches ou à longue distance, diligences, omnibus, furent eux aussi à roues en bois avant que les pneumatiques ne les relèguent au rang d'objets de musée.

- La roue est un objet complexe auquel s'attache une terminologie rigoureuse qu'il convient de préciser avant d'entamer la description de sa fabrication.

- Le moyeu, en terme de charronnage, est considéré comme l'âme de la roue » nous écrit A Trunel sur un cahier d'écolier, prouvant qu'à 85 ans passés, il a l'esprit encore parfaitement lucide. Le moyeu est percé pour recevoir la boîte et l'essieu. Dans les mortaises du moyeu viennent s'emboîter les rais qui sont tenonnés à chaque extrémité, pour le nom de chacun des tenons, nous renvoyons aux dessins. Pour deux rayons de la roue, il y a une jante, portion de couronne qui reçoit les rais dans des mortaises, et qui s'assemble à ses voisines par des goujons en bois. La roue reçoit un bandage de fer, posé en force et à chaud qui assure à la roue solidité et longévité. Des boulons à tête fraisée maintiennent ces cercles aux jantes. Enfin, des frettes et des cordons renforcent le moyeu en évitant son éclatement.















-

-
Page précédente



Les partenaires : Les Métiers de nos Ancêtres - Métiers anciens - Liste des anciens métiers -

Copyright © en-noir-et-blanc.com - Des métiers racontés - Le vannier, le hottier, le jouguier, le galochier, le sellier-bourrelier, les perleuses, le dinandier, le saigneur, les potiers de terre, les charrons. Contact Hébergeur : ovh.com
- -